Le magazine « Pièces à conviction » a diffusé, mardi 22 janvier 2020, un reportage consacré au secteur funéraire. Malgré un parti pris éditorial à l’évidence partial et visant le sensationnel, ce reportage met en évidence la double nécessité :

1) De moderniser la réglementation, inadaptée aux enjeux actuels (crémation, information du consommateur, digitalisation, financement des contrats obsèques, etc.),

2) D’appliquer pleinement la réglementation dans l’intérêt des consommateurs et des professionnels du funéraire.

La CPFM et ses adhérents sont engagés depuis de nombreuses années dans une démarche visant à permettre aux familles endeuillées de faire leurs choix dans la plus grande clarté : formation, veille et information réglementaire, rédaction et diffusion de guides des bonnes pratiques, participation active aux initiatives des pouvoirs publics (ex. Conseil National des Opérations Funéraires), etc.

La fédération appelle à moderniser la réglementation qui ne correspond plus aux réalités actuelles :

  • Essor de la crémation (1% des obsèques en 1980, 40% en 2019, >50% d’ici 10 ans) ;
  • Développement des contrats obsèques (27% des obsèques en 2019, > 40% dans moins de dix ans), dont l’immense majorité (90%) sont vendus par les organismes de banques-assurances ;
  • Développement du numérique dans les démarches administratives d’une part et dans les relations entre l’opérateur funéraire et les familles d’autre part,
  • Evolutions sociétales (familles recomposées, parents éloignés, baisse des obsèques religieuses…) faisant évoluer les demandes des clients vers davantage de services,
  • Etc

La pleine application de la réglementation est essentielle tant pour les familles endeuillées que pour les professionnels. La CPFM travaille étroitement en lien avec le ministère de l’Intérieur et la DGCCRF afin de renforcer d’une part la protection et l’information des consommateurs et d’autre part l’habilitation des professionnels.

La CPFM tient à rendre hommage aux professionnels du funéraire, présents et disponibles auprès des familles 24h/24 et 7j/7, dont le service est très apprécié par elles (taux de satisfaction supérieur à 95%). Ils ne sauraient être injustement mis en cause du fait d’une généralisation problématique, sinon outrancière.

Le décès d’un proche est une épreuve à laquelle chaque Français est confronté un jour. Plus de 600 000 décès sont recensés chaque année en France, touchant ainsi annuellement plusieurs millions de personnes. L’évolution démographique et l’augmentation du nombre de décès renforcent la nécessité de disposer d’un service funéraire de qualité régi par une réglementation appropriée.