Faire don de ses organes ou de son corps

Don d’organes ou don de son corps à la Science, faire connaître à son entourage sa position sur ces questions est primordial.

Qu’est-ce que le don de corps à la Science ?

“Léguer son corps à la science” après la mort est une décision individuelle, prise par une personne de son vivant (les proches d’un défunt ne peuvent pas décider de donner son corps à la science après son décès).
Le don ne peut se faire qu’auprès d’une faculté de médecine dotée d’un service de don de corps. Il est matérialisé par une carte de donateur qui devra être jointe au corps lors du transfert de celui-ci à la faculté, une fois le décès survenu et enregistré à l’état-civil.
Attention ! Certains frais seront à la charge des proches (frais de transport de corps par exemple).
Lorsque le don est effectif, il n’y a pas d’obsèques car les restes mortels ne sont pas rendus aux proches mais crématisés de façon anonyme, dans un crématorium, à l’initiative de la faculté de médecine. Si le don n’est pas accepté au moment du décès (difficultés liées à la cause du décès, délai de transport dépassé) il sera alors nécessaire d’organiser des funérailles. Ce don de corps n’a rien à voir avec les prélèvements d’organes en vue de greffes.

Qu’est-ce que le prélèvement d’organes en vue de greffes ?

Il s’agit, lorsqu’une personne est en état de mort cérébrale, de procéder aux prélèvements d’organes susceptibles d’être greffés sur des patients en attente de greffe.
Avant toute procédure, il est vérifié que la personne, en état de mort cérébrale, n’était pas opposée à ce type de prélèvement. En effet, en France, le législateur a instauré le principe du consentement présumé en matière de don d’organes dans la loi de bioéthique. Chaque personne est considérée a priori comme consentante au don de ses organes.
Il est possible de s’opposer au don, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus, qui est consulté systématiquement, soit en témoignant de son opposition à ses proches. Au moment où un prélèvement est envisagé en vue de greffe, les dispositions légales exigent que les équipes médicales s’adressent aux proches pour recueillir le témoignage de l’opposition du défunt.
Aujourd’hui, 82 % des français se déclarent favorables au don de leurs propres organes, mais seuls 40 % ont fait part de leur position à leur proche (sondage réalisé par l’Agence de la biomédecine fin juin 2006).
Il n’y a pas d’âge minimum pour prendre sa carte de donneur : même un mineur peut affirmer ainsi sa position. Il faut simplement savoir qu’en cas de décès (idem pour un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection légale), le prélèvement ne peut avoir lieu qu’avec l’accord des parents. L’expérience prouve que de connaître la position de leur enfant facilite le choix des parents.
Le prélèvement d’organes est un acte chirurgical, pratiqué uniquement par des médecins, en milieu hospitalier.
Une fois les prélèvements réalisés, le corps est rendu à la famille pour que les funérailles soient organisées.

Pour en savoir plus :
dons d’organes
APHP